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UNDT/2017/091

UNAT Held or UNDT Pronouncements

L'applicabilit¨¦ du devoir de diligence envers les organisations internationales avait d¨¦j¨¤ ¨¦t¨¦ abord¨¦e dans les premi¨¨res ann¨¦es des Nations Unies: dans sa r¨¦solution 258 / III du 3 d¨¦cembre 1948, l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale des Nations Unies a soulev¨¦ ?avec une plus grande urgence¡­ la question de la question de la Les dispositions ¨¤ prendre par les Nations Unies pour garantir ¨¤ ses agents la plus pleine mesure de protection ?. L'obligation de diligence a ¨¦t¨¦ officiellement abord¨¦e dans ST / SGB / 2009/7 (R¨¨gles du personnel - R¨¨glements du personnel des Nations Unies et des r¨¨gles provisoires du personnel), en exigeant que le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral s'assure, en consid¨¦rant les circonstances, que toute s¨¦curit¨¦ n¨¦cessaire et des dispositions de s¨¦curit¨¦ doivent ¨ºtre prises pour le personnel qui lui a fait des responsabilit¨¦s qui leur sont confi¨¦s. ?tant donn¨¦ que cette obligation de diligence fait partie des conditions de nomination du demandeur, la d¨¦cision de divulguer le rapport du BOI aux autorit¨¦s allemandes constitue une d¨¦cision administrative dans la mesure o¨´ elle pourrait avoir un impact sur le droit du demandeur ¨¤ la s¨¦curit¨¦ et ¨¤ la s¨¦curit¨¦ r¨¦sultant du devoir de l'organisation de l'organisation se soucier. Conform¨¦ment aux dispositions de la Convention, il est clair pour le Tribunal que le rapport du BOI et ses annexes appartiennent aux Nations Unies et sont prot¨¦g¨¦s par les privil¨¨ges et les immunit¨¦s de l'organisation, qui incluent l'inviolabilit¨¦ de ses archives. Aux fins de la pr¨¦sente affaire, l'organisation, en exer?ant ce pouvoir discr¨¦tionnaire, devait en outre peser son devoir de coop¨¦rer en vertu de la Convention contre d'autres facteurs, y compris son obligation de diligence vis-¨¤-vis du demandeur. Dans le domaine du contr?le judiciaire des d¨¦cisions discr¨¦tionnaires, le tribunal est convaincu que la divulgation du rapport du BOI est le r¨¦sultat d'une ¨¦valuation appropri¨¦e entrepris par l'organisation et n'a pas viol¨¦ son obligation de diligence envers le demandeur. Bien que l'organisation puisse ou devait ¨ºtre consciente qu'en vertu de la loi applicable, le rapport BOI ferait partie d'un dossier judiciaire, il a soulign¨¦ sa nature confidentielle dans le but de minimiser toute divulgation suppl¨¦mentaire, et donc tout impact n¨¦gatif potentiel sur le Demandeur. Cela constitue une bonne gestion par l'organisation dans l'exercice de sa discr¨¦tion. Le tribunal note d'abord que dans la hi¨¦rarchie des normes, la convention prime sur la politique BOIS et les SOP sur Bois. Le Tribunal a conclu que l'exercice de discr¨¦tion de l'organisation dans le partage du rapport BOI avec les autorit¨¦s allemandes a ¨¦t¨¦ effectu¨¦ en pleine convention et le respect du devoir de diligence de l'organisation envers le demandeur. La politique du BOIS et les SOP sur les BOIS sont donc des outils pour guider l'administration dans l'¨¦tablissement des le?ons apprises pour les futures missions. Le non-respect de eux pourrait probablement conduire ¨¤ la responsabilit¨¦ manag¨¦riale. Cependant, l'objectif de ces documents de politique n'est pas d'¨¦tablir des droits pour les membres du personnel individuels, qui feraient partie de leurs conditions de nomination en plus de l'obligation de diligence telle que ¨¦tablie par le biais des r¨¨glements et r¨¨gles du personnel. Par cons¨¦quent, le tribunal note que toute violation pr¨¦sum¨¦e de la politique interne du BOIS ou des SOP sur les BOIS n'est pas pertinente pour sa conclusion que la d¨¦cision de partager le rapport du BOI ¨¦tait un exercice l¨¦gal du pouvoir discr¨¦tionnaire administratif, qui n'a pas viol¨¦ les conditions de nomination du demandeur . Dans le cas, il n'y a aucune base juridique obligeant l'organisation ¨¤ s'engager dans des consultations pr¨¦c¨¦dentes avec le demandeur avant la publication du rapport BOI. L'obligation l¨¦gale est limit¨¦e au devoir de diligence qui, comme analys¨¦ ci-dessus, a ¨¦t¨¦ d?ment respect¨¦ par l'organisation. ?tant donn¨¦ que le Tribunal a conclu que la d¨¦cision de publier le rapport du BOI aux autorit¨¦s allemandes constitue un exercice l¨¦gal du pouvoir discr¨¦tionnaire administratif, qui n'a pas viol¨¦ les conditions de nomination du demandeur, elle n'a pas abord¨¦ la question de savoir si en vertu de sa loi, elle a le pouvoir de accorder les recours demand¨¦s. Toute demande de recours ¨¦choue d¨¦j¨¤ en raison de la conclusion de la l¨¦galit¨¦ de la d¨¦cision contest¨¦e. La jurisprudence du syst¨¨me de justice int¨¦rieure des Nations Unies a ¨¦galement pr¨¦cis¨¦ que l'organisation avait un devoir de diligence envers ses membres du personnel (Carlton Order No. 262 (NY / 2014) et Gatti et al. (Ordre n ¡ã 126 (NY / 2013 ) Voir aussi McKay, UNDT / 2012/018, affirm¨¦ par le Tribunal d'appel dans McKay 2013-UNAT-287): L'article 21 de la Convention stipule que ?[l] les Nations Unies coop¨¦reront en tout temps avec les autorit¨¦s appropri¨¦es des membres [?tats] pour faciliter la bonne administration de la justice, garantir le respect des r¨¦glementations polici¨¨res et pr¨¦venir la survenue de tout abus en relation avec les privil¨¨ges, les immunit¨¦s et les installations mentionn¨¦es dans [l'article V de la Convention] ?. Cela constitue un principe juridique de premier plan Cela lie l'organisation: coop¨¦rer d?ment avec les ?tats membres pour faciliter la justice et l'application des lois. Cependant, le tribunal note que l'¨¦tendue et la port¨¦e de cette obligation de coop¨¦rer en vertu de la convention sont limit¨¦es par plusieurs autres Principes: D'abord et avant tout, l'organisation jouit de privil¨¨ges et d'immunit¨¦s, qui s'¨¦tendent ¨¤ ses actifs et archives. C'est un principe commun¨¦ment accept¨¦ du droit international que les organisations internationales ont un devoir de diligence envers leurs membres du personnel. Le devoir de diligence a une nature multidimensionnelle et peut avoir des significations diff¨¦rentes en fonction du contexte dans lequel il est appliqu¨¦. Le devoir de diligence de l¡¯organisation envers son personnel implique, avant tout, qu¡¯il doit fournir un environnement de travail sain et s?r pour et assurer la s¨¦curit¨¦ de son personnel. Cela peut englober l'obligation de prot¨¦ger son personnel contre les risques externes, par ex. Lors de la divulgation d'informations, y compris des donn¨¦es personnelles, cela peut avoir un impact sur la s¨¦curit¨¦ et la s¨¦curit¨¦ du membre du personnel ou de sa famille imm¨¦diate.

Decision Contested or Judgment/Order Appealed

Le demandeur conteste la d¨¦cision de publier un rapport du conseil d¡¯administration des Nations Unies (?BOI?) aux autorit¨¦s allemandes, en ce qui concerne la poursuite d¡¯une personne impliqu¨¦e dans l¡¯enl¨¨vement du demandeur en Syrie en 2013.

Legal Principle(s)

En vertu de la Convention sur les privil¨¨ges et les immunit¨¦s des Nations Unies, les privil¨¨ges et les immunit¨¦s sont accord¨¦s ¨¤ l'organisation et non au profit des membres du personnel individuels (cf. Kozul-Wright UNDT / 2017/076 en ce qui concerne les privil¨¨ges fonctionnels et les immunit¨¦s). Nonobstant ce qui pr¨¦c¨¨de, la d¨¦cision de l'organisation de divulguer un document contenant des informations sur un membre du personnel et / ou sa famille peut potentiellement avoir un impact sur ses conditions de nomination, dans la mesure o¨´ elle concerne l'exercice du devoir de soins de l'organisation vis-¨¤-vis de son personnel. Le devoir de diligence est express¨¦ment ¨¦nonc¨¦ dans les r¨¨gles du personnel et les r¨¦glementations du personnel des Nations Unies (ST / SGB / 2016/1). Le secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral, dans son commentaire des r¨¨gles et r¨¨glements du personnel de 2016, a not¨¦ qu'en tant que directeur administratif de l'organisation, il a une responsabilit¨¦ inh¨¦rente ¨¤ chercher ¨¤ assurer la s¨¦curit¨¦ du personnel et que le r¨¨glement 1.2 (c) du personnel reconna?t que responsabilit¨¦ en tant que droit de base de base. Lorsque l'administration ¨¦limine le pouvoir discr¨¦tionnaire, il est tenu de l'exercer et un tel exercice doit ¨ºtre fait conform¨¦ment aux param¨¨tres fix¨¦s par le Tribunal d'appel ¨¤ Sanwidi. Il est ¨¤ la discr¨¦tion du Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral de d¨¦cider de la port¨¦e et des limites de la coop¨¦ration, et de trouver un ¨¦quilibre entre les besoins pour r¨¦pondre ¨¤ ses engagements internationaux et aux int¨¦r¨ºts de l'organisation, qui incluent ¨¦galement le devoir de diligence envers son les membres du personnel. En ce qui concerne l'exercice du pouvoir discr¨¦tionnaire, le tribunal ne peut pas remplacer son ¨¦valuation ¨¤ celui du secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral.

Outcome

Rejet¨¦ sur le fond

Le Bureau de l'Administration de la Justice (BAJ) a pr¨¦par¨¦ ce r¨¦sum¨¦ de la jurisprudence a titre informatif seulement. Il ne s'agit pas d'un document officiel et il ne faut pas s'y fier comme une interpr¨¦tation faisant autorit¨¦ des d¨¦cisions des Tribunaux. Pour les textes faisant autorit¨¦ des d¨¦cisions, veuillez-vous r¨¦f¨¦rer au jugement ou ¨¤ l'ordonnance rendue par le Tribunal respectif. Les Tribunaux sont les seuls organes comp¨¦tents pour interpr¨¦ter leurs jugements respectifs, conform¨¦ment ¨¤ l'article 12(3) du Statut du Tribunal du Contentieux Administratif des Nations Unies (TCANU) et ¨¤ l'article 11(3) du Statut du Tribunal d'Appel des Nations Unies (TANU). Toute inexactitude dans cette publication rel¨¨ve seulement la responsabilit¨¦ du BAJ, qui doit ¨ºtre contact¨¦ directement pour toute demande de correction. Pour faire part de vos commentaires, n¡¯h¨¦sitez pas ¨¤ communiquer avec BAJ ¨¤ oaj@un.org

Les r¨¦sum¨¦s des jugements ¨¦taient g¨¦n¨¦ralement pr¨¦par¨¦s en anglais. Ils ont ¨¦t¨¦ traduits en Fran?ais et sont en cours d'examen pour en v¨¦rifier l'exactitude.