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UNDT/2020/188

UNAT Held or UNDT Pronouncements

1) Si les faits sur lesquels la mesure disciplinaire ¨¦taient fond¨¦es ont ¨¦t¨¦ ¨¦tablies: Transmission d'images pornographiques: quelle que soit l'intention du demandeur, le tribunal a constat¨¦ qu'il est ¨¦tabli par des preuves claires et convaincantes qu'il a transmis des images pornographiques (images des organes g¨¦nitaux masculins) vers et depuis son compte de messagerie des femmes de l'ONU. Incidents impliquant M. SL: Compte tenu de l'ensemble des preuves, le tribunal a trouv¨¦ les comptes de M. SL cr¨¦dibles qui ont ¨¦t¨¦ corrobor¨¦s par d'autres preuves. Il a ¨¦t¨¦ ¨¦tabli par des preuves claires et convaincantes que le demandeur a touch¨¦ de mani¨¨re inappropri¨¦e M. SL et a fait des blagues sexuelles. Le Tribunal a rejet¨¦ l¡¯affirmation du requ¨¦rant selon laquelle M. SL n¡¯a jamais ¨¦t¨¦ mal ¨¤ l¡¯aise avec lui, comme le montre son contact continu avec lui et M. SL n¡¯a fabriqu¨¦ que des all¨¦gations contre lui apr¨¨s quelques diff¨¦rends. Les preuves corroborent les r¨¦cits de M. SL sur les ¨¦v¨¦nements et sa conduite apr¨¨s que les faits ne le r¨¦futent pas. En outre, ¨¦tant donn¨¦ la position d¡¯autorit¨¦ du requ¨¦rant, la peur et la raison de M. SL sont rest¨¦es en contact avec le demandeur apr¨¨s que les incidents soient raisonnables et cr¨¦dibles. Le Tribunal a ¨¦galement rejet¨¦ l¡¯affirmation du demandeur selon laquelle plusieurs personnes qui avaient de graves litiges avec lui ont conspir¨¦ avec M. SL pour fabriquer des all¨¦gations contre lui car les comptes de M. SL ont ¨¦t¨¦ ¨¦tay¨¦s par d¡¯autres preuves. Les incidents impliquant la victime 2: les comptes de la victime 2 n'ont pas ¨¦t¨¦ corrobor¨¦s et il y avait m¨ºme des ¨¦carts dans ses comptes, ce qui n'a pas pu ¨ºtre r¨¦solu en raison du fait que la victime 2 est rest¨¦e anonyme et n'a pas pu ¨ºtre examin¨¦e plus avant lors de l'audience. Le demandeur a ¨¦galement ni¨¦ les all¨¦gations. Par cons¨¦quent, le tribunal a constat¨¦ que ces all¨¦gations n'avaient pas ¨¦t¨¦ ¨¦tablies par des preuves claires et convaincantes. Incidents impliquant M. OA: M. OA a t¨¦moign¨¦ que le demandeur lui avait envoy¨¦ des messages la nuit pour avoir une conversation et lui a demand¨¦ de prendre et d'envoyer des photos de lui-m¨ºme, ce qu'il a fait. Le tribunal a trouv¨¦ les comptes de M. Oa cr¨¦dibles, qui ont ¨¦t¨¦ corrobor¨¦s par le t¨¦moignage d¡¯un autre t¨¦moin, ¨¤ qui M. Oa a partag¨¦ ses pr¨¦occupations contemporain. 2) La question de savoir si les faits ¨¦tablis constituent l¨¦galement pour inconduite la transmission des images pornographiques vers et en provenance du compte de messagerie de travail du demandeur ne peuvent ¨ºtre consid¨¦r¨¦s comme une utilisation personnelle autoris¨¦e des ressources TIC et, par cons¨¦quent, les faits ¨¦tablis constituent une mauvaise utilisation des ressources TIC. Le tribunal a constat¨¦ que la conduite du demandeur contre M. SL constituait une exploitation sexuelle et des abus ainsi que du harc¨¨lement sexuel. M. SL, qui ¨¦tait un jeune individu dirigeant une organisation ¨¤ but non lucratif qu'il a fond¨¦e, ¨¦tait clairement en position de pouvoir diff¨¦rentiel et de vuln¨¦rabilit¨¦ ¨¦tant donn¨¦ que le demandeur ¨¦tait un membre du personnel sup¨¦rieur des Nations Unies. Le demandeur a ensuite exploit¨¦ ce poste ¨¤ des fins sexuelles. La conduite du demandeur envers M. SL a provoqu¨¦ une infraction et une humiliation ¨¤ M. SL. M¨ºme si M. SL n'exprimait pas clairement son inconfort et qu'il est apparu qu'il a accompagn¨¦ les blagues sexuelles et les touches physiques du requ¨¦rant, le requ¨¦rant aurait d? se rendre compte que sa conduite pourrait raisonnablement ¨ºtre attendue ou ¨ºtre per?ue comme provoquant l'offense et l'humiliation ¨¤ M. Sl. Le Tribunal a constat¨¦ que la conduite du demandeur contre M. OA ¨¦tait une conduite inappropri¨¦e et ind¨¦sirable qui r¨¦pondait ¨¤ la d¨¦finition du harc¨¨lement ¨¦tant donn¨¦ que M. OA a consid¨¦r¨¦ le comportement du demandeur ¨¦trange et d¨¦routant et de plus en plus inconfortable. Le Tribunal n'a pas constat¨¦ que cette conduite ¨¦quivaut ¨¤ l'abus d'autorit¨¦ car alors que le demandeur ¨¦tait membre du personnel sup¨¦rieur et M. OA un stagiaire et ils se sont rencontr¨¦s dans un cadre de travail, ils appartenaient ¨¤ diff¨¦rentes organisations et n'¨¦taient dans aucun superviseur-supeservis¨¦e directe relation. Bien que le demandeur ait fourni des conseils et une assistance ¨¤ M. OA, il n'y a aucune preuve que le demandeur a mal utilis¨¦ sa position d'influence, de pouvoir ou d'autorit¨¦ envers M. OA dans son engagement avec M. OA. 3) La question de savoir si la mesure disciplinaire appliqu¨¦e ¨¦tait proportionn¨¦e ¨¤ l'infraction tandis que l'inconduite pr¨¦sum¨¦e concernant la victime 2 n'a pas ¨¦t¨¦ ¨¦tablie par des preuves claires et convaincantes et que la conduite du demandeur contre M. OA ne constituait pas d'abus d'autorit¨¦, la sanction ¨¦tait ad¨¦quate et proportionn¨¦e ¨¤ La gravit¨¦ de l'infraction compte tenu de la gravit¨¦ de la conduite du demandeur envers M. OA et M. SL. Les inconduites sexuelles, y compris l'exploitation sexuelle et les abus et le harc¨¨lement sexuel, sont consid¨¦r¨¦es comme une mauvaise conduite par l'organisation et sous la jurisprudence du tribunal d'appel. 4) Si les droits de la proc¨¦dure r¨¦guli¨¨re du membre du personnel ont ¨¦t¨¦ respect¨¦s, le tribunal a constat¨¦ que plusieurs t¨¦moins violaient l'exigence de confidentialit¨¦ en parlant aux m¨¦dias et aux enqu¨ºteurs faisaient des commentaires inappropri¨¦s lors des entretiens avec le demandeur. Cependant, ces irr¨¦gularit¨¦s proc¨¦durales n'ont pas eu d'impact sur l'issue de l'enqu¨ºte. Malgr¨¦ les commentaires inappropri¨¦s des enqu¨ºteurs, ils ont autrement men¨¦ une enqu¨ºte approfondie et ¨¦quitable en interrogeant des t¨¦moins suppl¨¦mentaires identifi¨¦s par le demandeur, en effectuant des visites sur le site comme sugg¨¦r¨¦ par le demandeur et en explorant tous les autres probl¨¨mes soulev¨¦s par le demandeur. De plus, rien ne prouve que les rapports des m¨¦dias influen?aient et compromis l'enqu¨ºte et le processus disciplinaire. Lorsque le premier rapport des m¨¦dias a ¨¦t¨¦ publi¨¦, l'enqu¨ºte a d¨¦j¨¤ ¨¦t¨¦ termin¨¦e et le demandeur a re?u des projets de rapports d'enqu¨ºte pour ses commentaires. Malgr¨¦ les probl¨¨mes de proc¨¦dure discut¨¦s ci-dessus, c'est le cas o¨´ il existe des preuves claires et convaincantes d'inconduite grave, et toute question de proc¨¦dure a ¨¦t¨¦ rectifi¨¦e par l'examen de novo du Tribunal de tous les faits et un examen judiciaire de tous les aspects de l'affaire.

Decision Contested or Judgment/Order Appealed

La d¨¦cision de rejeter le demandeur de faute graves, ¨¤ savoir le harc¨¨lement sexuel, l'exploitation sexuelle et les abus, le harc¨¨lement et l'abus d'autorit¨¦ et l'utilisation abusive des ressources TIC.

Legal Principle(s)

La norme g¨¦n¨¦rale de la revue judiciaire dans les affaires disciplinaires exige que le tribunal des diff¨¦rends v¨¦rifie: (a) si les faits sur lesquels la mesure disciplinaire ¨¦taient fond¨¦es ont ¨¦t¨¦ ¨¦tablies (b) si les faits ¨¦tablis ¨¦quivalent l¨¦galement ¨¤ une faute et (c) si la disciplinaire est disciplinaire La mesure appliqu¨¦e ¨¦tait proportionn¨¦e ¨¤ l'infraction. Lorsque la r¨¦siliation est un r¨¦sultat possible, une faute doit ¨ºtre ¨¦tablie par des preuves claires et convaincantes, ce qui signifie que la v¨¦rit¨¦ des faits affirm¨¦e est tr¨¨s probable. Des preuves claires et convaincantes d'inconduite graves importe deux normes de preuve ¨¦lev¨¦es. Le premier (?clair?) est que la preuve d'inconduite doit ¨ºtre sans ¨¦quivoque et manifeste. Par ailleurs, la deuxi¨¨me norme (?convaincante?) exige que cette preuve claire doit ¨ºtre convaincante ¨¤ un niveau ¨¦lev¨¦ appropri¨¦ ¨¤ la gravit¨¦ de l'all¨¦gation contre le membre du personnel et ¨¤ la lumi¨¨re de la gravit¨¦ de la cons¨¦quence de son acceptation. Les preuves, qui sont n¨¦cessaires pour ¨ºtre claires et convaincantes, peuvent ¨ºtre une preuve directe des ¨¦v¨¦nements, ou peuvent ¨ºtre des inf¨¦rences de preuve qui peuvent ¨ºtre correctement tir¨¦es d'autres preuves directes. Pour d¨¦terminer si ces normes probantes ont ¨¦t¨¦ ¨¦tablies dans tous les cas, le [Tribunal des conteste] doit consid¨¦rer et peser non seulement les preuves pr¨¦sent¨¦es par les t¨¦moins produits pour le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral, mais aussi toute preuve compensatoire produite pour le membre du personnel, et tout Des preuves documentaires pertinentes et probantes qui peuvent corroborer ou lancer un doute sur les souvenirs des t¨¦moins. Dans les cas de harc¨¨lement sexuel, les t¨¦moignages cr¨¦dibles de la victime orale peuvent seuls ¨ºtre enti¨¨rement suffisants pour soutenir une conclusion d'inconduite grave, sans plus de corroboration. Ce n'est pas toujours la situation dans les cas de harc¨¨lement sexuel que la corroboration existe sous la forme d'entr¨¦es de cahier, de communications par e-mail ou d'autres preuves documentaires similaires, et l'absence de tels documents ne devrait pas rendre automatiquement la version d'une victime de la victime comme ¨¦tant faible ou d¨¦nu¨¦e de sens. Comme c'est toujours le cas, tout t¨¦moignage de t¨¦moins doit ¨ºtre ¨¦valu¨¦ pour d¨¦terminer s'il est cr¨¦dible et doit ¨ºtre cr¨¦dit¨¦ comme ¨¦tablissant les faits r¨¦els dans un cas. Le principe de proportionnalit¨¦ dans une affaire disciplinaire est ¨¦nonc¨¦ dans la r¨¨gle 10.3 b) du personnel, qui pr¨¦voit que ?[une] mesure disciplinaire impos¨¦e ¨¤ un membre du personnel est proportionn¨¦e ¨¤ la nature et ¨¤ la gravit¨¦ de son inconduite?. L'administration a le pouvoir discr¨¦tionnaire d'imposer la mesure disciplinaire qu'elle consid¨¨re ad¨¦quate aux circonstances d'une affaire et aux actions et au comportement du membre du personnel impliqu¨¦, et le tribunal ne devrait pas interf¨¦rer avec le pouvoir discr¨¦tionnaire administratif, sauf si la sanction impos¨¦e semble ¨ºtre flagrante, Arbitraire, adopt¨¦ au-del¨¤ des limites ¨¦nonc¨¦es par les normes respectives, excessives, abusives, discriminatoires ou absurdes dans sa gravit¨¦. Seules les irr¨¦gularit¨¦s proc¨¦durales substantielles rendront une mesure disciplinaire ill¨¦gale. M¨ºme une mesure disciplinaire tr¨¨s s¨¦v¨¨re comme la s¨¦paration du service peut ¨ºtre consid¨¦r¨¦e comme l¨¦gale si, malgr¨¦ certaines irr¨¦gularit¨¦s proc¨¦durales, il existe des preuves claires et convaincantes d'une mauvaise conduite, surtout si l'inconduite consiste en une agression physique ou sexuelle.

Outcome

Rejet¨¦ sur le fond

Le Bureau de l'Administration de la Justice (BAJ) a pr¨¦par¨¦ ce r¨¦sum¨¦ de la jurisprudence a titre informatif seulement. Il ne s'agit pas d'un document officiel et il ne faut pas s'y fier comme une interpr¨¦tation faisant autorit¨¦ des d¨¦cisions des Tribunaux. Pour les textes faisant autorit¨¦ des d¨¦cisions, veuillez-vous r¨¦f¨¦rer au jugement ou ¨¤ l'ordonnance rendue par le Tribunal respectif. Les Tribunaux sont les seuls organes comp¨¦tents pour interpr¨¦ter leurs jugements respectifs, conform¨¦ment ¨¤ l'article 12(3) du Statut du Tribunal du Contentieux Administratif des Nations Unies (TCANU) et ¨¤ l'article 11(3) du Statut du Tribunal d'Appel des Nations Unies (TANU). Toute inexactitude dans cette publication rel¨¨ve seulement la responsabilit¨¦ du BAJ, qui doit ¨ºtre contact¨¦ directement pour toute demande de correction. Pour faire part de vos commentaires, n¡¯h¨¦sitez pas ¨¤ communiquer avec BAJ ¨¤ oaj@un.org

Les r¨¦sum¨¦s des jugements ¨¦taient g¨¦n¨¦ralement pr¨¦par¨¦s en anglais. Ils ont ¨¦t¨¦ traduits en Fran?ais et sont en cours d'examen pour en v¨¦rifier l'exactitude.