Célébration
Les divers évènements de la célébration ont rassemblé une large diaspora de personnalités connues, dont des artistes, auteurs et historiens descendants d'esclaves vivant maintenant dans les Caraïbes, en Amérique et bien sûr, en Afrique.
En plus des activités de New York, les de par le monde ont organisĂ© d'autres évènements.
Projection de documentaires
Une projection de documentaires a Ă©tĂ© organisée dans l'Auditorium de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld le 24 mars 2009, de 13h15 à 18h00.
Les trois films ont Ă©tĂ© projetĂ©s Ă New York, retraçant l’histoire de la traite des esclaves et explorant les rĂ©percussions sociales et culturelles de l’esclavage ainsi que les rĂ©alisations extraordinaires des descendants d’esclaves qui ont accompli des choses formidables et stimulantes.Â
Après la projection des documentaires a eu lieu une session de questions et réponses Ă laquelle ont assistĂ© M. Georges Collinet (Cameroun/États-Unis), qui figure également dans le premier film Scattered Africa: Faces and Voices of the African Diaspora, M. Renato Barbieri (Brésil), directeur du second film Black Atlantic: On the Orixas Route, et M. Jeffery Heyman, directeur du troisième film Merritt College: Home of the Black Panthers.
Exposition de tambours

Le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'ONU, M. Ban Ki-moon, participe Ă la cĂ©rĂ©monie d'inauguration de l'exposition « Rompre le silence, tambour battant » aux cĂ´tĂ©s de la Ministre de la culture du Cameroun, Mme. Ama Tutu Muna.
Crédit : Photo ONU/Paulo Filgueiras
Une exposition de tambours intitulée « Rompre le silence, tambour battant » a Ă©tĂ© officiellement inaugurée dans la galerie nord-est de l'entrée des visiteurs, mardi 24 mars à 18 heures.
Cette exposition, visible jusqu'au 24 avril, a pour objectif d'illustrer la signification unique et durable du tambour en tant que lien entre les descendants des anciens esclaves d'origine africaine et la « Mère Afrique ». Le fil conducteur est le « voyage » du tambour, de l'Afrique aux Amériques, par le biais du la traite transatlantique des esclaves, qui a duré près de 400 ans. La collection de tambours présentée comprend un large éventail de tambours séculiers, sacrés, religieux et non religieux, cérémoniaux, ludiques et parlants, principalement du Cameroun et des Caraïbes.
Ă€ l’occasion de l’ouverture formelle de l’exposition, le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral a dĂ©clarĂ© que « les tambours ont donnĂ© le pouls de notre histoire et ils continuent Ă nous aider Ă cĂ©lĂ©brer notre humanitĂ© commune. Nous devons battre le tambour pour proclamer que quelque soit notre couleur, quelque soit notre genre, nous sommes un peuple, avec un futur commun. Assurons-nous que ce futur soit un futur de paix, de respect et de libertĂ© ».
À l’occasion de cette exposition, le Gouvernement du Cameroun a envoyé à New York une délégation de 30 artistes, experts et hauts fonctionnaires, conduite par la Ministre de la culture du Cameroun, Mme Ama Tutu Muna.

Mme Pauline Andela Tsala fait une démonstration de tambour parlant à la cérémonie d'inauguration de l'exposition « Rompre le silence, tambour battant » à laquelle assiste le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon.
Crédit : Photo ONU/Paulo Filgueiras
Une des artistes de la délégation, Mme Pauline Andela Tsala, âgée de 76 ans, est une des dernières pratiquantes de la tradition du tambour parlant. Elle est connue pour sa capacité extraordinaire à déchiffrer et traduire les rythmes et les lignes des battements de tambour, avec le code Morse.
Un tambour très spĂ©cial a Ă©tĂ© envoyĂ© par avion du Cameroun pour cette exposition; il s’agit du Ndek, un tambour de 230 ans, pesant 400 kilogrammes, et rĂ©putĂ© ĂŞtre « l’âme » du peuple Gounoko du nord-ouest du Cameroun. Cet objet rare et sacrĂ© Ă©tait utilisĂ© pour envoyer des signaux aux jeunes Gounoko dans un rayon de 16 kilomètres afin de fuir les guerres et de se protĂ©ger des esclavagistes.
Avant de permettre aux autorités camerounaises d’envoyer le Ndek à New York, le peuple Gounoko a procédé à une cérémonie spéciale présidée par son roi (fon), en spécifiant que personne ne devrait jouer de ce tambour et en s’assurant auprès des autorités que le tambour sera restitué rapidement et en bonne condition à sa terre d’origine.
Pour faciliter ce retour, le peuple Gounoko a accepté de prêter ce bien culturel aux autorités à mi-chemin du territoire de la communauté. Dans un sens spirituel, ils ont ainsi éliminé tous les obstacles potentiels au retour du Ndek.
Des tambours appartenant au défunt maître du tambour nigérien, Babatunde Olatunji, sont également exposés.
Vidéoconférence pour les étudiants
La vidéoconférence a commencĂ© mercredi 25 mars à 9h00 [heure de New York].
Des écoles des États-Unis ont participĂ© à la conférence dans le cadre du Réseau des écoles associées de l'UNESCO et des écoles des Caraïbes invitées par l'Organisation Amistad America, avec des étudiants des écoles de la ville de New York rassemblés au Siège des Nations Unies.
EN [1 h 32]
Événement musical

Le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, a été rejoint au tambour par la Ministre de la culture camerounaise, Mme Ama Tutu Muna.
Crédit : Photo ONU/Paulo Filgueiras
À 12h00, mercredi 25 mars, le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral a symboliquement lancĂ© les ÉvĂ©nementsde cette semaine en jouant quelques notes sur un tambour importĂ© du Cameroun, aux cĂ´tĂ©s de musiciens, joueurs de tambour et groupes musicaux qui se sont produits sur la pelouse, Ă proximitĂ© de la Cloche de la paix.
M. Ban Ki-moon a été rejoint au tambour par la Ministre de la culture camerounaise, Mme Ama Tutu Muna.
L’évĂ©nement a prĂ©sentĂ© des performances par des percussionnistes solo et en groupe : Vado Diamonde de CĂ´te d’Ivoire, Manhattan Samba prĂ©sentant de la musique brĂ©silienne, Magbana Drum and Dance de Brooklyn, les New Yorkais Chauncey Yearwood et David Freyre, Harmony Music Makers, groupe musical des CaraĂŻbes, un groupe d’enfants de l’École franco-amĂ©ricaine de New York, une reprĂ©sentation organisĂ©e par des joueurs de tambour et une cĂ©rĂ©monie typique d’invocation des esprits (griot) du Cameroun.
Mme Demissa Williams, Représentante permanente de la Grenade, en sa qualité de Présidente de la Communauté caribéenne (CARICOM), a annoncé que la CARICOM sélectionnera bientôt un Ambassadeur de bonne volonté et mettra en place un fonds d’affectation spéciale pour travailler à la construction d’un mémorial permanent consacré au souvenir de la traite transatlantique des esclaves au Siège des Nations Unies.

Un artiste joue de son tambour pour marquer l'ouverture de la cĂ©rĂ©monie « Rompre le silence, tambour battant ».
Crédit : Photo ONU/Mark Garten
En sa qualité de Président du Groupe africain, le Représentant permanent de la Sierra Leone auprès des Nations Unies, S.E. M. Shekou Tourey, s’est aussi adressé à l’audience.
Alors que les sons des tambours retentissaient dans les étages du Secrétariat, les enfants discutaient de l’impact continu de l’esclavage transatlantique. Les visiteurs ont pu profiter de l’exposition qui illustre la signification unique et permanente du tambour en tant que lien entre les descendants d’esclaves africains et le continent africain.
Les roulements de tambour ont également raisonnés à l’Office des Nations Unies à Nairobi.
EN [1 h 31]
Conférence de presse

Gilberto Gil, ancien Ministre brésilien de la culture et star de la musique, a salué les Nations Unies pour chercher à se remémorer le passé, en œuvrant pour le futur.
Crédit : Photo ONU/Mark Garten
Mercredi 25 mars, à 13 heures, dans la salle 226, le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint Ă la communication et Ă l’information, M. Kiyo Akasaka, a donnĂ© le dĂ©tail des trois jours de festivitĂ©s prĂ©vues au Siège de l’ONU, Ă New York, pour commĂ©morer la JournĂ©e internationale en souvenir des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves.Â
Au cours de la confĂ©rence de presse qu’il a donnĂ©e aujourd’hui, M. Akasaka est apparu aux cĂ´tĂ©s du musicien vainqueur d’un Emmy Award et philanthrope Peter Buffet, de la vedette amĂ©ricano-sĂ©nĂ©galaise du rap Akon, de l'ancien Ministre brĂ©silien de la culture et star de la musique Gilberto Gil, du chanteur afro-pop malien Salif Keita, de la chanteuse haĂŻtienne Emeline Michel, des musiciens Nile Rogers et Allan Buchman, directeur musical et producteur du concert, qui s'est tenu le 25 mars au soir dans la salle de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.Â
EN [36 min]
Concert et événement culturel
Le concert a eu lieu dans le hall de l'Assemblée générale le mercredi 25 mars à 19h30.
Les spectateurs de l'événement culturel de mercredi soir se sont vu offrir un hommage émouvant aux victimes de la traite transatlantique des esclaves, par 30 artistes, allant des musiciens Salif Keita et Gilberto Gil aux actrices Whoopi Goldberg et Phylicia Rashad, qui étaient présents dans la salle de l'Assemblée générale.

Salif Keita (Mali)
Crédit : Photo ONU/Paulo Filgueiras

Gilberto Gil (Brésil)
Crédit : Photo ONU/Paulo Filgueiras
Le concert était un des points forts de la Commémoration 2009 de la Journée internationale du souvenir des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves.
Pour cette commĂ©moration, le musicien — titulaire d'un Emmy Award — Peter Buffett et la star amĂ©ricano-sĂ©nĂ©galaise du Hip-hop Akon ont interprĂ©tĂ© la première fois une nouvelle chanson, Blood into Gold, avec l'aide du lĂ©gendaire producteur de musique Nile Rodgers, qui a accompagnĂ© plusieurs artistes au cours de la soirĂ©e.
La soirée a commencée avec les tambours traditionnels du Cameroun, suivi par le groupe The Blind Boys of Alabama, qui ont interprété un Spiritual traditionnel.

Tambours traditionnels du Cameroun
Crédit : Photo ONU/Paulo Filgueiras

The Blind Boys of Alabama (États-Unis)
Crédit : Photo ONU/Mark Garten
Les performances musicales étaient entrecoupées par la lecture de documents historiques et de poésie sur le thème de la soirée. Parmi les lecteurs, on pouvait compter l'athlète olympique Carl Lewis et la comédienne, actrice et poète Sarah Jones.
L'actrice et personnalité de la télévision Whoopi Goldberg a lu la Proclamation d'émancipation, le document original signé de la main d'Abraham Lincoln étant à ses côtés sur la scène.
Parmi les autres artistes prĂ©sents se trouvaient la Soprano amĂ©ricaine Angela Brown, Emeline Michel d'HaĂŻti, Izaline Calister de Curaçao et Ky-mani Marley de la JamaĂŻque, qui a interprĂ©tĂ© le succès de son père Bob Marley, Redemption Song.

Whoopi Goldberg (États-Unis)
Crédit : Photo ONU/Mark Garten

Ky-mani Marley (JamaĂŻque)
Crédit : Photo ONU/Paulo Filgueiras
L'actrice CCH Pounder et le Directeur de la Division de la sensibilisation du public du Département de l'information, Eric Falt, se partageaient les tâches de maîtres de cérémonie.
EN [4 min]
Table ronde
Jeudi 26 mars, à 10h15 a eu lieu une table ronde sur le thème de l'impact de la traite des esclaves sur la société moderne, en salle de conférence 4.
EN [2 h 33 min]
Dédicace d'ouvrages
La librairie des Nations Unies a organisĂ© un événement sur l'esclavage et une dédicace d'ouvrages par les auteurs Ngugi wa Thiong'o et Sylviane Anna Diouf, jeudi 26 mars à 13h30.