Lors d'un d¨¦bat au Conseil ¨¦conomique et social des Nations Unies (ECOSOC), consacr¨¦ aux affaires humanitaires, le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral adjoint de l'ONU charg¨¦ de ces questions, Stephen O'Brien, a appel¨¦ lundi les bailleurs de fonds ¨¤ financer les besoins croissants en mati¨¨re d'assistance.
? Environ 130 millions de personnes dans 40 pays ont actuellement besoin d'une assistance pour survivre ?, a dit M. O'Brien lors de ce d¨¦bat.
Selon lui, la g¨¦n¨¦rosit¨¦ des bailleurs de fonds n'est pas en cause. ? Chaque ann¨¦e, ils donnent davantage ?, a-t-il dit. Mais les besoins ne cessent d'augmenter. L'ONU et ses partenaires humanitaires estiment avoir besoin de 21,6 milliards de dollars pour l'ann¨¦e 2016 et ils n'ont re?u ¨¤ ce jour que 5,5 milliards de dollars.
M. O'Brien a rappel¨¦ que le conflit en Syrie ¨¦tait la pire crise humanitaire que conna?t le monde actuel, mais qu'il y avait aussi de nombreuses crises qui ne font pas la une des m¨¦dias, comme celle dans la r¨¦gion du bassin du lac Tchad, en Afrique.
Le d¨¦bat organis¨¦ par l'ECOSOC intervient quatre semaines apr¨¨s le Sommet humanitaire mondial, ¨¤ Istanbul, en Turquie, les 23 et 24 mai dernier.
Au cours de ce sommet, auquel ont particip¨¦ pas moins de 173 pays, dont 55 ¨¦taient repr¨¦sent¨¦s par des chefs d'?tat et de gouvernement, plus d'un millier d'engagements ont ¨¦t¨¦ pris.
? Maintenant, il est temps d'agir. Le foss¨¦ persistant en termes de financement qui bloque et restreint notre r¨¦ponse collective aux souffrances dans le monde, n'a pas besoin d'¨ºtre in¨¦vitable ?, a d¨¦clar¨¦ M. O'Brien. ? Nous avons besoin de 16,1 milliards de dollars. Nous avons six mois ?.
De son c?t¨¦, le Vice-Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral de l'ONU, Jan Eliasson, a reconnu qu'il existait ? un certain sentiment de lassitude pernicieux ? chez les bailleurs de fonds.
C'est en partie pour cela que le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral a organis¨¦ le Sommet humanitaire d'Istanbul et pr¨¦sent¨¦ son Programme d'action pour l'humanit¨¦, a-t-il dit. Selon M. Eliasson, le Sommet a d¨¦montr¨¦ la volont¨¦ politique qui existe pour r¨¦pondre et s'atteler aux causes profondes des crises.
? Nous devons tous respecter nos promesses. Et ¨ºtre pr¨ºts ¨¤ travailler sur le long terme ?, a-t-il ajout¨¦. ? Des am¨¦liorations ¨¤ la marge ne suffiront pas ¨¦tant donn¨¦ l'ampleur des d¨¦fis ?. Selon lui, il faut tourner la page des approches compartiment¨¦es.
Depuis le Sommet, des milliers de personnes ont perdu la vie ou ont ¨¦t¨¦ d¨¦plac¨¦es, des ¨¦leveurs ont d? abandonner leurs terres ¨¤ cause de la s¨¦cheresse ou des inondations. ? Nous ne pouvons pas attendre, chaque jour compte ?, a conclu le Vice-Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral.
Source:?Centre d¡¯actualit¨¦s de l¡¯ONU
